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Position adoptée par les membres, le 21 mars 2013, sur la question de la prostitution.

Publié le mardi, 22 octobre 2013.

Position adoptée par les membres, le 21 mars 2013, sur la question de la prostitution.

Attendu que :

  • La prostitution ne correspond pas à la vision de la sexualité à laquelle adhèrent les groupes membres de la Table, c'est-à-dire une sexualité libre, dépourvue de contraintes, fondée sur le désir réciproque, le respect et l'égalité ;
  • La prostitution constitue une marchandisation du corps et de la sexualité, particulièrement des filles et des femmes, et est une atteinte à leur droit à l'égalité ;
  • La prostitution est une forme d'oppression et d'exploitation sexuelle, indissociable des rapports de pouvoir entre les sexes ;
  • La décriminalisation totale de la prostitution vient légitimer la violence à l'égard des femmes ainsi que la chosification de leurs corps ;
  • L'exploitation marchande du corps des femmes, largement banalisée et considérée comme inévitable, a aussi un impact sur toutes les femmes en tant que groupe ;
  • L'exploitation sexuelle se situe dans un continuum qui inclut la prostitution, la pornographie, l'esclavage sexuel, la traite des êtres humains et les agressions sexuelles de toutes sortes ;
  • Cette exploitation a un impact à long terme sur la santé physique et mentale et l'estime de soi des femmes ;
  • Peu de moyens et de ressources existent pour aider les femmes à sortir de la prostitution ;
  • Dans la majorité des cas, l'insécurité économique et l'appauvrissement poussent les femmes vers la prostitution et que cette précarité économique va en s'amplifiant ;
  • Les personnes prostituées ne sont pas des criminelles mais des victimes de la violence générée et que les clients ainsi que les proxénètes sont les véritables responsables de la prostitution ;
  • La prostitution touche majoritairement les femmes, et cela de façon systémique, mais peut aussi toucher des personnes de tout genre... (hommes, enfants, personnes transsexuelles ou transgenres) ;

la Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine :

  • Affirme que la lutte contre toutes les formes d'exploitation sexuelle fait partie intégrante du combat pour le respect des droits humains et pour l'égalité entre les femmes et les hommes et entre les peuples ;
  • Exige une loi-cadre incluant des mesures politiques et sociales globales et cohérentes pour lutter contre l'exploitation et la marchandisation du corps des femmes. Cette loi-cadre devrait s'accompagner :
    • d'une grande campagne d'éducation et de sensibilisation sur dix ans, pour éliminer les violences faites aux femmes, incluant les thématiques que sont l'hypersexualisation, la pornographie et la marchandisation du corps des femmes,
    • de cours sur la sexualité égalitaire à l'école dispensés par des professionnelLEs,
    • d'une campagne de sensibilisation décourageant l'achat de faveurs sexuelles,
    • de services et mesures sociales pour aider les femmes à sortir du système de la prostitution ;

  • Demande que soient décriminalisées les personnes exploitées sexuellement et que soient criminalisés les clients et les proxénètes ;
  • Réclame de l'ensemble des pouvoirs publics et pour toutes les personnes prostituées, l'accès aux services sociaux, de santé, judiciaires et policiers sans discrimination ni préjugés. ainsi que des formations spécifiques pour les intervenantEs des réseaux publics.

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